Mon parcours... 

Ma sensibilité artistique a démarré par la musique, il y a bien longtemps, quand mes parents m’ont inscrit en cours de musique.
Jeune adulte, j’ai découvert l’univers de l'art Singulier, l’art Abstrait, du mouvement DADA et des surréalistes.
Une révélation.
Puis, je me suis intéressé à une matière que me fascine : le métal.
J’ai été émerveillé par la ferronnerie époque et style Art Nouveau.

En 2020, après un long cheminement d’interrogations existentielles, de tourments intérieurs, de mise en perspective, j’ai fait un choix radical, fondamental, essentiel : assumer la sensibilité artistique de ma personnalité et déclarer, officiellement, mon nouveau statut de sculpteur.

Ainsi j’ai entrepris une démarche de reconversion professionnelle  en suivant une formation à IMARA (Institut des Métiers d’Art et de l’Artisanat d’Art à Revel, près de Toulouse) en ferronnerie d’art auprès de Benoît HEROUARD, mon maître de stage, artisan serrurier et ferronnier d’art. 

Ma démarche... 

D’un feu, allumé et maîtrisé, entre le marteau et l’enclume, l’acier, sous l’action de la forge, se transforme, se plie, se modifie, s’étire. Cet alliage de fer et de carbone, tellement froid, dur, robuste devient incandescent, malléable, fragile. Presque magique.
Je prends plaisir aussi à chiner, fouiner, récupérer des objets métalliques déclassés, délaissés, usagés et rouillés, surtout rouillés.
Un signe de la marque du temps. Du réemploi.
Ces pièces sont forgées, martelées, percées, découpées, soudées, assemblées.
Alors, il se passe "quelque chose".
Une nouvelle "entité" prend forme : re-naissance, ré-apparition, retour dans notre monde visible.
Une chimère.
A-t-elle une âme ?
En tout cas elle "parle" à notre âme, pour peu qu'on veuille bien l'écouter. 

 
Mon travail peut s’inspirer de lectures, de l’actualité, de paysages, de photos, d’émotions ou de discussions.
Les thèmes abordés font souvent appel à une évocation poétique d’un imaginaire inspiré par différentes mythologies ou légendes.

Mais qui inspire qui ?
 
Dans certains cas, l’intention de créer une sculpture surgit d’abord d’une idée qui flotte. Ensuite elle s’affine, se précise. De l’idée à l’esquisse. De l’esquisse à la matière.
La matière au service de l’imagination.

Dans d’autres cas c’est l’objet lui-même qui va évoquer la direction à prendre. Une forme, un détail vont faire que c’est la matière qui prend le contrôle de la création, du chemin à prendre. Je me laisse alors guider, inspirer, surprendre. Un vieux marteau abîmé devient tête. Une tête de clou devient œil. Une barre de fer devient spirale.
L’imagination guidée par la matière.

Mes créations aspirent à procurer un moment d’émotion(s). Peut-être des questionnements. Des évocations poétiquement engagées dont le spectateur peut s’emparer au gré de ses propres sensibilités. 


Techniques... 

 Pour réaliser mon travail, je puise dans les techniques des métiers de la famille de la « ferraillerie » : forgeron, ferronnier, serrurier-métallier : soudure MMA, forge, chalumeau, diverses techniques d’assemblage traditionnel. 
Mes créations peuvent aussi être un mélange de plusieurs matières : pièces en acier de réemploi, acier neuf, tôle, zinc, verre soufflé ou verre fondu.  

Inspiration(s)... 

Les œuvres de peintres comme  Magritte, Picasso, Dali, Modigliani, Kandisky, Miro, Soulages mais aussi l'art du collage comme Kurt Schwitters ou des sculpteurs comme Brâncusi, m’inspirent fortement. 

Mouvement perpétuel.. 

Je garde l’esprit ouvert pour avancer dans ma démarche et éventuellement trouver des collaborations.
Ainsi, par exemple, je travaille régulièrement avec un souffleur de verre (atelier @cequiestenverre à Moissac – 82200). 
Je continue à explorer cette voie combinant le fer et le verre (soufflé ou fusing), matériaux qui semblent si antinomiques. 
Actuellement je travaille aussi sur des projets qui se rapprochent de « l’esprit » de la peinture en composant des tableaux en métal forgé dans la lignée de l'Art géométrique.